Une installation de thermopompe, c'est de l'électricité, des réfrigérants sous pression, des perçages dans votre enveloppe de bâtiment et un contrat de plusieurs milliers de dollars. Pourtant, la plupart des gens vérifient davantage un restaurant à 60 $ qu'un entrepreneur à 12 000 $. La bonne nouvelle : au Québec, presque tout se vérifie gratuitement, en ligne, sans rien demander à personne. Voici les cinq étapes, dans l'ordre.
Étape 1 — La licence RBQ : le registre public, pas la parole
Au Québec, les travaux de construction — incluant l'installation d'une thermopompe — exigent une licence de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). Ce n'est pas un « plus » : c'est la loi.
La vérification prend deux minutes :
- Demandez le numéro de licence. Il doit obligatoirement figurer sur la soumission, le contrat et la publicité de l'entreprise. S'il n'y est pas, c'est déjà un signal.
- Cherchez-le dans le Registre des détenteurs de licence sur le site de la RBQ (rbq.gouv.qc.ca). La recherche fonctionne aussi par nom d'entreprise.
- Vérifiez trois choses : la licence est active (pas suspendue ni annulée); le nom légal correspond exactement à l'entreprise qui vous a soumissionné (pas une cousine, pas un « partenaire »); et les sous-catégories couvrent les travaux de chauffage et de climatisation.
La licence s'accompagne d'un cautionnement — une protection financière prévue par la RBQ qui peut vous indemniser en cas de malfaçon ou d'inexécution. Travailler avec un sans-licence, c'est renoncer d'avance à cette protection, et souvent compromettre votre assurance habitation et votre admissibilité LogisVert par la même occasion.
Étape 2 — Les qualifications des techniciens sur place
La licence couvre l'entreprise. Mais qui débarque chez vous le matin de l'installation? Deux vérifications :
- Halocarbures. Toute personne qui manipule des réfrigérants au Québec doit détenir le certificat de qualification environnementale en halocarbures. Ce n'est pas un détail administratif : une charge de réfrigérant mal faite, c'est une performance amputée et des fuites de gaz à fort potentiel de réchauffement. Demandez qui fera la mise en service et s'il détient sa carte.
- Gaz naturel, le cas échéant. Si votre projet touche un système au gaz (biénergie, fournaise existante), la certification appropriée — comme le SM4 que SoumiQ exige de ses partenaires — est requise pour la mise en service.
La question magique, posée calmement : « Qui sera le technicien certifié sur place, et quelles cartes détient-il? » Un entrepreneur sérieux répond en dix secondes. Les autres improvisent.
Étape 3 — L'assurance responsabilité : le certificat, pas la promesse
Un perçage qui touche une conduite d'eau, un circuit surchargé, une échelle qui glisse : les accidents de chantier arrivent aussi aux bonnes entreprises. La différence entre un incident et un cauchemar, c'est l'assurance responsabilité civile.
Demandez le certificat d'assurance — le document émis par l'assureur, avec le montant de couverture et la période de validité. « Oui oui, on est assurés » n'est pas un document. Pour référence, SoumiQ exige un minimum de 2 M$ de couverture de chacun de ses partenaires, vérifié à l'admission puis annuellement (c'est écrit noir sur blanc dans notre charte des partenaires).
Chaque partenaire SoumiQ est vérifié avant l'admission puis annuellement : licence RBQ avec sous-catégorie CVAC, assurance 2 M$, qualifications, expérience documentée en thermopompes résidentielles.
Étape 4 — L'entreprise elle-même : Registraire et historique
Troisième registre public, troisième vérification gratuite : le Registraire des entreprises du Québec (registre des entreprises, au registreentreprises.gouv.qc.ca). Cherchez le nom légal de l'entreprise et regardez :
- L'existence et le statut. L'entreprise est-elle immatriculée et en règle?
- L'ancienneté réelle. « 25 ans d'expérience » sur le camion, mais une immatriculation de l'an dernier? L'expérience est peut-être celle du fondateur — ou peut-être pas. Posez la question.
- Les noms derrière l'entreprise. Un dirigeant qui a fermé trois compagnies du même domaine en cinq ans, ça se voit dans les registres — et ça s'interprète.
Complément utile : une recherche du nom de l'entreprise auprès de l'Office de la protection du consommateur et dans les actualités locales. Cinq minutes qui en disent parfois plus que n'importe quel dépliant.
Étape 5 — La réputation réelle (pas celle du dépliant)
Les avis en ligne se lisent avec méthode, pas avec naïveté :
- Lisez les avis 1 à 3 étoiles d'abord. Le motif qui revient (délais? service après-vente? extras surprises?) vaut plus que la note moyenne.
- Regardez les réponses de l'entreprise. Une réponse posée à un client fâché en dit long; une réponse agressive aussi.
- Méfiez-vous des profils trop parfaits : 400 avis 5 étoiles rédigés dans le même style en trois mois, ça ne sent pas la clientèle satisfaite, ça sent la campagne.
- Demandez deux références récentes — des installations de thermopompes comparables à la vôtre, dans les 12 derniers mois. Un appel de cinq minutes à un vrai client bat cinquante avis anonymes.
Les drapeaux rouges qui court-circuitent tout
Peu importe où vous êtes rendu dans vos vérifications, ces situations justifient d'arrêter net :
- Refus ou hésitation à fournir le numéro de licence RBQ ou le certificat d'assurance.
- Exigence d'un paiement complet d'avance ou de « comptant seulement, sans facture ». Sans facture = sans garantie, sans recours, sans subvention.
- Pas de contrat écrit détaillé, ou pression pour signer « aujourd'hui seulement » — une tactique qu'on a décortiquée dans les 10 pièges des vendeurs.
- Impossible de savoir qui installera réellement : l'entreprise qui vend n'est pas celle qui pose, et personne ne veut nommer le sous-traitant.
- Aucun numéro AHRI fourni pour l'appareil proposé — donc aucune performance vérifiable et une subvention LogisVert à risque (pourquoi ce numéro décide de tout).
Et rappelez-vous : un écart de prix important entre deux soumissions n'est pas en soi un drapeau rouge — mais un écart inexpliqué, oui. On a détaillé pourquoi deux soumissions peuvent différer de 5 000 $ et comment les comparer ligne par ligne.
Ce qu'il faut retenir
- Tout se vérifie gratuitement et en ligne : Registre des détenteurs de licence RBQ, Registraire des entreprises, certificat d'assurance, cartes de qualification.
- La licence couvre l'entreprise; les techniciens doivent détenir leurs propres qualifications (halocarbures, et SM4 si gaz naturel).
- Sans licence : pas de cautionnement, assurance habitation à risque, subvention LogisVert compromise. L'« économie » n'en est pas une.
- Les vérifications complètes prennent 20 minutes. C'est le meilleur taux horaire de tout votre projet.
- Chez SoumiQ, ces vérifications sont faites avant qu'un entrepreneur puisse recevoir votre demande — c'est notre charte des partenaires.
FAQ
Comment vérifier la licence RBQ d'un entrepreneur?
Demandez son numéro de licence, puis cherchez-le dans le Registre des détenteurs de licence sur rbq.gouv.qc.ca. Vérifiez le statut actif, le nom légal exact et les sous-catégories couvrant le chauffage et la climatisation.
Une licence RBQ suffit-elle pour installer une thermopompe?
Non. Les techniciens doivent aussi détenir leurs qualifications, notamment le certificat en halocarbures pour manipuler les réfrigérants — et une certification adéquate pour la mise en service au gaz naturel le cas échéant.
Quelle assurance exiger?
Le certificat d'assurance responsabilité civile en vigueur. SoumiQ exige un minimum de 2 M$ de ses partenaires.
Et si l'entrepreneur refuse de donner son numéro de licence?
Arrêt immédiat. Le numéro doit apparaître sur la soumission et la publicité; un refus signifie qu'il n'en a pas ou qu'il travaille sous la licence d'un autre.
Quels risques avec un entrepreneur sans licence?
Pas de cautionnement RBQ, réclamation d'assurance habitation à risque, subvention LogisVert compromise, aucun recours disciplinaire. Le rabais apparent devient un risque financier majeur.
Le prix juste, avant l'appel du vendeur
Répondez au quiz SoumiQ en 60 secondes : fourchette de prix réaliste pour votre maison, votre région, votre système actuel. Ensuite seulement, maximum 3 entrepreneurs certifiés — que vous choisissez.
Obtenir mon estimation →